“L’oiseau qui chante dans ma tête
“D’après maman en effet, dans une famille, le désordre doit s’emparer de quelqu’un parce que la vie est ainsi faite, un équilibre entre les deux, sinon le monde se sclérose et s’arrête. Si nos nuits sont sans cauchemars, si le mariage de papa et maman a toujours été sans nuages, sij’épouse mon premier amour, si nous ne connaissons pas d’accès de panique et ne tentons pas de nous suicider, de nous jeter dans une benne à ordures ou de nous mutiler, c’est grâce à grand-mère qui a payé pour nous tous. Dans chaque famille, il y a toujours quelqu’un qui paie son tribut pour que l’équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s’arrête pas.”
Milena Agus | Mal de Pierres
“The old dreams were good dreams; they didn’t work out, but glad I had them.”
It’s the side effects that save us
The National | Graceless
“Je comprenais soudain que ce n’était de ma part qu’une illusion si je m’étais imaginé que nous sellions nous-mêmes la cavale de nos aventures et que nous dirigeons nous-mêmes la course; que ces aventures ne sont peut-être pas du tout les nôtres, mais nous sont en quelque sorte imposées de l’extérieur; qu’elle ne nous caractérisent en aucune manière; que nous ne sommes nullement responsables de leur cours étrange; qu’elle nous entrainent, étant elles-mêmes dirigées on ne sait d’où par on ne sait quelles forces étrangères.”
Milan Kundera | Risibles Amours
Revisions, or: back on Westerns.
“Although I hadn’t seen him in more than ten years, I know I’ll miss him forever.
I never had any friends later on like the ones I had when I was twelve. Jesus, does anyone?”
“I know there is a God. And I see a storm coming. If he has a place for me, I believe I am ready”
Words that might define our formless soul
Non chiederci la parola che squadri da ogni lato
l’ animo nostro informe, e a lettere di fuoco
lo dichiari e rispienda come un croco
perduto in mezzo a un polveroso prato.
Ah l’uomo che se ne va sicuro,
agli altri ed a se stesso amico,
e l’ ombra sua non cura che la canicola
stampa sopra uno scalcinato muro!
Non domandarci la formula che mondi possa aprirti,
sì qualche storta sillaba e secca come un ramo.
Codesto solo oggi possiamo dirti,
ciò che non siamo, ciò che non vogliamo.
Eugenio Montale | Non chiederci la parola
(Don’t ask me for words that might/ define our formless soul, publish it / in letters of fire, and set it shining, /lost crocus in a dusty field.
Don’t ask me for formulas to open worlds / for you: all I have are gnarled syllables, / branch-dry. All I can tell you now is this: /what we are not, what we do not want.
